Politique nationale de soutien à domicile – « Mieux chez soi »

2 février 2026

Le jeudi 29 janvier, la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Sonia Bélanger, annonçait la nouvelle Politique nationale de soutien à domicile intitulée « Mieux chez soi ».

Cette politique a pour objectif principal de permettre aux personnes de vivre et de demeurer à domicile le plus longtemps possible, en leur offrant des services adaptés, mieux coordonnés et centrés sur leurs besoins.

Axes clés

  • Priorité au soutien à domicile plutôt qu’à l’hébergement en établissement.
  • Coordination renforcée des services, avec les CLSC comme porte d’entrée principale.
  • Soutien aux proches aidants, incluant une allocation autonomie à domicile (remplaçant l’ancien « chèque emploi-service ») afin de les soutenir financièrement ou de permettre la rémunération, sous certaines conditions.
  • Investissements accrus (plus de 100 M$ additionnels) pour améliorer l’accessibilité, la qualité et l’offre de services.
  • Partenariat avec les entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EÉSAD) : le gouvernement choisit de miser davantage sur ces organisations pour la prestation de services et d’augmenter leur financement.

Globalement, cette politique vise à réduire les hospitalisations et les placements en hébergement, tout en améliorant la qualité de vie des personnes et la coordination entre l’ensemble des acteurs du soutien à domicile.

Le point de vue du CRADI

Bien que cette annonce comporte des éléments positifs, le financement est jugé insuffisant : les montants annoncés ne couvriraient pas l’ampleur des besoins croissants, notamment en raison du vieillissement de la population.

Des préoccupations demeurent également quant au risque que le maintien à domicile repose trop fortement sur les familles et les proches, malgré les mesures de soutien prévues.

Enfin, nous soulevons un enjeu important : cette politique pourrait contribuer à une privatisation accrue des services plutôt qu’à une réelle bonification du réseau public. En effet, elle accorde une place significative au secteur privé et aux EÉSAD. Ce point est particulièrement préoccupant pour le CRADI, puisque ces organisations ne disposent pas toujours de l’expertise spécifique requise pour répondre adéquatement aux besoins des personnes ayant une déficience intellectuelle ou des personnes autistes.

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