Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
Le CRADI participe à la semaine de grève pour défendre les droits collectifs
Montréal, le 5 février 2026 – Le Comité régional pour l’autisme et la déficience intellectuelle (CRADI) s’est joint au mouvement de grève et de mobilisation lancé par le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD), dans le cadre de la campagne Les droits, ça se défend collectivement. Cette mobilisation s’impose face à l’inaction du gouvernement et aux menaces que représente le Projet de loi n° 7 déposé par la CAQ.
Un projet de loi qui fragilise l’action communautaire autonome
Le Projet de loi n° 7 (Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité) prévoit une transformation majeure : la fusion du FAACA (Fonds d’aide à l’action communautaire autonome) et du FQIS (Fonds québécois d’initiatives sociales). Pour les organismes financés par le SACAIS, cette mesure constitue un bouleversement mettant en péril :
– L’autonomie politique des organismes ;
– La stabilité du financement à la mission ;
– La capacité d’assurer la défense collective des droits ;
– La participation démocratique aux décisions ;
– La prévisibilité financière nécessaire à la planification des services ;
– Le maintien de l’expertise et du personnel.
Le FAACA joue depuis des décennies un rôle essentiel pour protéger l’indépendance des groupes en défense collective des droits (DCD). Sa disparition au profit d’un fonds élargi et davantage orienté vers des projets risque d’accroître les pressions politiques et d’imposer des priorités gouvernementales plutôt que celles déterminées par les communautés.
La transformation du FAACA en un fonds dominé par le financement par projets entraînerait des conséquences concrètes :
– Une perte de stabilité organisationnelle ;
– Une diminution de la capacité d’action autonome ;
– Une fragilisation des services et des actions collectives ;
– Une accentuation du sous‑financement historique déjà vécu par de nombreux organismes.
À cela s’ajoute le refus persistant du gouvernement d’instaurer un mécanisme d’indexation annuelle, alors même que près des trois quarts du budget de la majorité des organismes sont consacrés aux salaires. Sans indexation, les conditions de travail se détériorent, la rétention du personnel devient difficile, et c’est l’expertise du milieu communautaire qui se trouve menacée.
Face à ces reculs majeurs, le CRADI s’engage pleinement dans la semaine de grève et de mobilisation afin de défendre la pérennité des organismes communautaires autonomes et leur capacité d’agir comme acteurs essentiels de justice sociale. La défense des droits des personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme et de leurs familles dépend directement de l’existence d’un financement stable, respectueux de l’autonomie et ancré dans les besoins du milieu.
À propos du CRADI
Le Comité régional pour l’autisme et la déficience intellectuelle (CRADI) rassemble des organismes communautaires montréalais engagés dans la défense des droits et la promotion des intérêts des personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme, ainsi que de leurs familles. Le CRADI travaille à l’amélioration de leurs conditions de vie, à la reconnaissance de leurs droits fondamentaux et à leur pleine participation sociale.